AD 17 DAGOBERT DE JOINVILLE ET NOS VOEUX DE NOEL 2012

carte03    Nous allons vous conter une belle histoire . Peu importe qu’elle soit vraie ou que Bertrand l’ait imaginée ; ce qui compte, comme dans toutes les belles histoires, c’est le sens caché.

Mais est-il si caché ?

Moi-même, je cherche la vérité à travers tout ce que me disent mes amis du ciel ;  et une image me revient régulièrement : celle d’un chemin tortueux  à travers les méandres duquel se dessine le chemin droit.

La fin du monde n’a pas eu lieu ce 21 décembre 2012 . Peut donc commencer une ère nouvelle . Une ère où les hommes cesseront de courir après des bonheurs illusoires pour s’intéresser aux joies simples et au bien-être de tous. Que ce prochain Noël soit donc fêté sous les auspices de cette ère nouvelle.

Mes amis du ciel tiennent à vous dire chacun leurs voeux .

Guy : Je vous souhaite à tous mes meilleurs voeux pour que la terre trouve enfin son équilibre dans la joie et la paix.

Bertrand : Je veux vous dire que le bonheur est simple comme dire « Je t’aime »

Joëlle : Je veux dire à tous mon plus grand souhait pour cette nouvelle ére. Je veux que l’année nouvelle et toutes les autres soient placées sous le signe du respect : respect de la terre, des hommes et du ciel.

A l’école normale où je suis devenue institutrice, nous avions pour les cours de gymnastique théorique un squelette dans une caisse en bois (pas vraiment complet, les membres droits seulement..) Il appartenait à notre professeur de mathématique qui avait aussi entre autres appris la kiné. Voici l’histoire du vrai proprétaire du squelette.
-Bonjour ! Je suis Dagobert de Joinville. J’ai passé près de 200 ans en hirstime (purgatoire) . J’ai occis pas mal de gens car j’étais le plus méchant pourfendeur du royaume de France. Je travaillais pour le comte du roi de France en prison. Je pensais que c’était pour la bonne cause et je pourfendais les démocrates du royaume.
J’ai été tué sur le champ de bataille de Waterloo. Je suis devenu pourfendeur de Napoléon vu qu’il avait pris la place du roi.
Je pense que mon squelette a été retrouvé par des médecins belges.
Je pense que les parents de Melle Elise ont acheté cette partie de mon squelette à la faculté de Bruxelles.
C’est ainsi que des générations d’étudiantes ont travaillé avec mon squelette.
Je pense que ça me faisait plaisir de voir les jeunes filles s’intéresser à moi.

A l’époque, pensionnaire un peu bouillonnante à cause du manque d’activité physique,  j’avais un soir fait exploser la soupape en mettant l’os iliaque du squelette dans le lit d’une compagne. Il avait atterri chez la surveillante. Je le lui avais demandé pour le remettre en place mais elle avait refusé. Et le lendemain, l’os avait disparu de la chambrette de la surveillante. J’avais eu des ennuis…Des copines m’avaient vue en sanglots un soir et en avaient été malheureuses…

-J’ai assisté à cette blague d’étudiante qui a mal tourné. Je savais qui l’avait pris mais j’étais incapable de le dire. Je pense que si j’avais pu , j’aurais été le pourfendeur de la malheureuse accusée.
-La condisciple qui avait fait le coup aurait-elle pu le rendre la semaine suivante, en voyant mon désarroi ?
-Je pense qu’elle aurait pu le replacer discrètement dans sa caisse . Elle l’a gardé plusieurs mois avant de s’en débarrasser définitivement.
-J’étais pourtant si gentille avec elle. (je sais qui c’est depuis quelques mois) .
Je pense qu’elle était jalouse et qu’elle avait un fond méchant qui ne se voyait pas.
-Je ne lui en veux pas mais il vaudrait mieux pour elle qu’elle demande pardon à temps, ou tout au moins qu’elle ait un remords sincère… Je ne pense pas qu’elle était méchante. Peut-être avait-elle souffert et a-t-elle eu besoin d’un bouc émissaire pour faire un transfert de cette souffrance…

Et vous-même, au fil du temps, avez-vous eu des regrets par rapport aux causes que vous défendiez et tous ceux que vous aviez occis ?
-J’ai appris à être plus pacifique en voyant les soeurs qui étaient si gentilles.
J’ai vu qu’on enterrait mon squelette dans la cour de l’école à Nivelles car à Louvain-la-Neuve, on ne travaille plus de la même façon.

Je joue alors mon rôle de psychopompe.
-Personne ne vous a jamais aidé à passer au ciel ?
-J’attends depuis si longtemps qu’on pense à moi.
-Avez-vous une idée de la personne qui puisse venir vous chercher ?
-Je serais heureux qu’Elise  vienne me chercher. Je voudrais travailler pour la paix du monde.

J’ai donc demandé à Melle Elise de venir le chercher et il l’a rejointe dans la lumière.

Je n’ai pas noté l’entièreté de la conversation que j’ai eue ensuite avec Melle Elise.  J’en fais le résumé :
Elle regrette d’avoir si souvent demandé à de bonnes élèves d’expliquer à celles qui avaient des difficultés pendant leur temps de récréation . Elle admet qu’il aurait bien mieux valu des activités physiques pour éviter qu’à l’occasion une soupape n’explose et dans l’intérêt de la santé des élèves.
(Moi qui adore jouer avec des raquettes de plage, que n’en ai-je eu une paire à l’époque à l’école où il y avait une immense plaine de terre battue pour accueillir nos ébats ! )
C’est donc dans ce sens qu’elle va continuer son travail depuis le ciel. Si on veille plus aux activités récréatives aujourd’hui dans les pensionnats, il est extrémement important d’être attentif à ce que tous les enfants aient la possibilité de s’ébattre.
Je me rappelle en particulier cette petite fille de 6e primaire à laquelle j’avais donné quelques cours particuliers quand j’étais en dernière année. Elle ne rêvait qu’à sa réunion des guides du WE, et me demandait de lui apprendre le morse à la fin des leçons, ce que sa maman avait totalement désapprouvé : il fallait que sa fille travaille sérieusement ! Dire que ces gamines de 11 ans étaient saturées de devoirs et soumises aux mêmes horaires d’étude que les filles du secondaire !
Je me rappelle avoir dit à Melle Elise, alors que j’avais commencé à souffrir de migraines qui m’ont accompagnées le reste de ma vie « On ne dort pas assez au pensionnat » . C’est vrai, déjà avant le petit déjeuner, il y avait le choix entre la messe ou une heure d’étude . Et bien l’année suivante, on pouvait dormir une heure plus tard.
J’adorais ce professeur, et elle m’aimait bien elle aussi.  Je suis contente de lui avoir donné une des joies de sa carrière en passant mon examen de maturité en mathématiques , ce qui ne m’a d’ailleurs servi à rien (Tu seras institutrice ma fille !…)
J’avais donc deviné qu’elle devait jouer dans l’équipe des marionnettistes (voir mon article ainsi nommé) et je lui en suis infiniment reconnaissante….

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