CR 17 PSYCHOMETRE ET JEUX DE MOTS – jeu-

     par Clothilde
A l’atelier théâtre , j’apprends un jeu très amusant avec l’animateur , le comédien Philippe Vauchel . Il s’agit de l’étymologie sauvage .
Je vous explique : vous choisissez un mot au hasard , à l’aide du dictionnaire par exemple , un mot de 2, 3, 4 syllabes… Le but est de lui donner la définition la plus absurde ou la plus cocasse en vous servant des sons ou des parties du mot .
Je vous le recommande vivement pour vos réunions de famille ou d’amis : fous rires et bonne humeur garantie . J’y accorde personnellement beaucoup d’importance . Mort à l’ennui !
Le moral de mes amis du ciel n’est pas toujours au zénith. Le mien aussi dégringole parfois dans mes talons.
Le problème avec Guy et Bertrand , si leur moral est bas , c’est qu’ils peuvent retomber dans leurs farces mensongères.
En voici l’explication . Vous vous souvenez de l’histoire de la boîte de magie où l’on vous parle de l’amnésie due à l’occultation des souvenirs douloureux .  Et bien la même chose se passe au ciel : si le moral est bas ,les souvenirs douloureux ne peuvent remonter à la surface . Et aux questions ils répondent n’importe quoi pour faire plaisir , malgré leur volonté d’être dans la vérité . Ce ne sont donc pas des mensonges volontaires . Et voilà pourquoi ils m’ont si souvent égarée sur de fausses routes . Il faut donc trouver des moyens de leur remonter le moral et ainsi éviter les méandres pour trouver enfin le chemin droit , le chemin de la vérité .
Le niveau le plus haut d’émotion les pousse à dire la vérité . C’est fortuitement que nous avons inventé ce que je nomme le « psychomètre » .
C’était un soir où Bertrand voulait être le plus vrai dans le récit qu’il me faisait . Mais il n’y arrivait pas  et je l’en sentais fort malheureux . Il a alors utilisé involontairement un chemin détourné : il a dit les pires choses qui m’ont mise en larmes ; et alors , à cause de mon niveau d’émotion , il a pu redresser la barre et revenir au récit le plus proche de la vérité .
Il s’agissait d’un émotion négative , mais nous avons découvert que cela fonctionnait encore mieux avec des émotions positives .
C’est comme dans « Monstre et cie » . Ce sont d’abord les cris de peur des enfants qui font monter la production d’énergie , et puis les deux gentils héros découvrent que les rires des enfants en produisent encore plus . Je gage que la personne qui a inventé cette histoire ait fait la même expérience que moi avec le ciel.
Je vous avais déjà raconté  que l’origine de ce blog fut d’inventer des histoires en duo avec Guy . Je voulais par ce moyen retrouver l’homme que j’avais connu et tant admiré; et cela avait fonctionné à merveille , de même que lui remonter le moral avec des chansons . Quel bonheur pour lui chaque fois que je peux lui dire : « là , je te retrouve vraiment ! »
Avec Bertrand , le jeu d’étymologie sauvage fonctionne le mieux . Parce que nous découvrons ce moyen de rire ensemble , et de parler à bâtons rompus entre deux définitions , son moral remonte et il n’éprouve plus le besoin de farces mensongères . L’émotion positive qu’est le joie partagée fait monter le niveau du psychomètre et tout va mieux . Son récit devient de plus en plus fidèle à lui-même.
Il prétend qu’il m’a un jour rendu visite , qu’il m’a acheté un petit tableau à offrir à son ami Guy déjà bien malade . Ca , je ne l’avais pas su , ni même qu’il le connaissait . Nous avions dû parler pendant une bonne heure . Je suis hospitalière : j’offre le café…
L’ayant encore revu en rêve, je l’ai mieux reconnu  , et à certains moments, en jouant ou parlant , je peux aussi lui dire : « maintenant je reconnais l’homme que j’ai eu en face de moi » et il semble en tirer le plus de plaisir .

Bon , le récit est là . Mais où est l’âme ?  
Je parle d’émotion , et je trouve que mon récit en manque . Peut-être en vous donnant quelques exemples d’étymologie sauvage .
Détournement
Cl. Guy et Bertrand ne mentent pas en faisant des détours vu qu’ils m’obligent à trouver le chemin droit à travers les méandres de leurs révélations .
Lampadaire
B.  C’est au jeu de l’oie avancer à pas lents (même parfois à reculons) et passer parfois par-dessus d’autres pions , donc en l’air . Et pour terminer le jeu , il faut souvent éviter de faire trop de points , et donc aller à « lampadaire » El le plus beau c’est de terminer le premier en ayant toujours été le dernier, et donc avoir l’air de marcher lentement , donc à « lampadaire »
Ah , si un de ses anciens amis pouvait m’écrire qu’il y reconnaît son humour !
Providence
G. Pour que la vie danse . Je vois la danse comme le moyen de faire entrer la joie dans les coeurs, rester à flot , de bonne humeur .
Et pour terminer cet article , je laisse à Bertrand le mot de la fin :

-Oui , le récit est là , et voilà enfin l’âme !

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